Challenge AZ

V comme… Virginie

Mon Challenge AZ 2021 : sur la piste des pâtissiers grisons en Belgique et ailleurs…

Marie Virginie LAUWERS est la seconde épouse de Jean/Johann ARDÜSER et mon sosa n°61.

Leurs signatures sur leur acte de mariage

Quand je pense à elle, j’ai un peu le cœur qui se serre. J’ai l’impression qu’elle n’a pas eu une vie des plus faciles, et les dernières informations que j’ai pu glaner au cours des derniers mois ont encore renforcé cette idée : mon pâtissier grison à moi ne fait malheureusement pas partie de ceux qui ont bien réussi.

Pourtant, les choses semblaient bien parties quand ils se sont mariés en mars 1875 : quelques mois plus tard, Johann s’associait avec Charles LAFORCE pour ouvrir sa propre pâtisserie à Bruxelles, rue des Éperonniers…

Cette même année, Marie Virginie mettait au monde leur premier fils, Antoine Charles, qui serait bientôt suivi par Hubert et Henri en 1876 et 1877, puis par Jean Alexandre en 1884.

L’une des choses que j’ai apprises dans la foulée de mes recherches sur les pâtissiers grisons (qui m’ont amenée à rechercher coûte que coûte un moyen d’accéder aux registres de population de Bruxelles), c’est qu’ils avaient aussi eu une petite fille :

Quelle surprise ! Deux ans après le début de mes recherches, je découvrais qu’une petite Louise Augustine était née à Saint-Gilles en 1880 : voilà d’où venait le prénom de mon arrière-grand-mère Louise !

Je n’ai aucune idée de ce qu’est devenue Louise Augustine. Je n’ai trouvé aucun acte la concernant, ni de mariage, ni de décès, mais je me dis que si elle avait vécu, elle aurait été présente dans l’entourage de son frère, mon aagp Henri. Je l’aurais trouvée bien plus tôt.

Une autre chose que j’ai apprise grâce aux registres de population, ce sont les domiciles successifs de la famille, et là, j’ai eu un choc !

Je savais déjà que Johann avait malheureusement fait faillite au bout de quatre années d’activité seulement. J’avais trouvé cette information grâce à la presse numérisée sur Belgicapress :

Mais en découvrant le registre de population, je me suis rendu compte que non seulement ils avaient quitté la rue des Éperonniers dès 1879, mais qu’ils avaient ensuite déménagé pratiquement chaque année pendant huit ans !

Entre 1879 et 1887, la famille a occupé huit logements différents !

Que cherchaient-ils à fuir ? Des créanciers ? En tout cas, cette liste de domiciles donne vraiment une impression de grande instabilité et suggère une vie compliquée.

La famille semble s’être fixée à Saint-Josse à partir de 1887. Peut-être ont-ils encore déménagé une fois dans cette commune, je n’en sais rien : les registres de population accessibles s’arrêtent en 1866.

La pauvre Marie Virginie devait y décéder en 1894, à seulement 39 ans.

Illustrations :

2 réflexions au sujet de “V comme… Virginie”

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