Comment parcourir un arbre sur Geneanet ?

J’ai remarqué que les personnes que j’invitais à voir mon arbre en ligne étaient souvent découragées par la configuration du site. Je crois que quelques explications sur le fonctionnement de cet arbre ne seraient pas inutiles…

Tout d’abord, il faut savoir qu’un arbre généalogique numérique peut comporter plusieurs milliers d’individus, voire plus. Il n’est donc pas possible de les représenter tous sur une seule page sous la forme d’un arbre généalogique tel qu’on le conçoit habituellement. Ce serait totalement illisible !

Par conséquent, lorsque vous cliquez sur un lien vers mon arbre, vous arrivez tout simplement sur une page d’accueil

Comme j’ai choisi d’être masquée, en tant que « visiteur* » , vous n’avez pas accès à ma fiche individuelle, et vous ne pouvez donc pas voir la souche de mon arbre puisque c’est moi. Cependant, pour faciliter à mes proches l’accès à nos différentes branches, j’ai épinglé sur cette page des liens vers mes huit arrière-grands-parents. Ces liens permettent d’accéder à leurs fiches et de naviguer ensuite dans leur ascendance en passant d’une fiche à une autre (en cliquant simplement sur les noms).

Attention : il y a deux modes d’affichage sur Geneanet : le mode « arbre » et le mode « fiche » :

Si vous êtes sur portable, le mode « arbre » ne fonctionne pas bien, il faut absolument choisir le mode « fiche » sous peine de ne rien voir du tout !

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En bas de la fiche, vous avez un aperçu de l’ascendance de l’individu sur deux générations :

Si vous cliquez sur « Arbre d’ascendance », par exemple, vous pourrez afficher l’ascendance complète de cet individu.

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Plus haut, à droite, si on clique sur « Plus » (sur portable, il faut d’abord cliquer sur « Menu »), puis sur « Chronologie »…

…On a accès à un affichage chronologique des événements de la vie de l’individu, ce qui nous donne, à mon avis, une perspective intéressante :

Remarque : il se peut qu’après quelques pages, le site vous demande de vous inscrire pour voir la suite. L’inscription est gratuite et ne prend que quelques minutes, alors ne vous laissez pas décourager pour si peu 😉

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Revenons à présent à la page d’accueil (en cliquant sur la petite maison en haut, à gauche de l’écran)…

Dans la rubrique « Noms fréquents », il vous est possible de choisir un nom en particulier :

Vous accédez alors à une liste de toutes les personnes qui portent ce nom dans mon arbre et vous pouvez choisir la fiche que vous voulez consulter :

Remarque : les petits points verts indiquent des « sosa » .

Cette vue vous donne aussi la réponse à la traditionnelle question : « Jusqu’où as-tu pu remonter ? » – du moins pour la branche concernée.

Attention : comme précédemment, on retrouve les deux modes d’affichage. Si la fiche sélectionnée s’ouvre sur le mode « arbre », repassez en mode « fiche »  – surtout si vous êtes sur portable !

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En haut, à droite également, on trouve une fenêtre de recherche :

Si vous recherchez un nom en particulier dans mon arbre, cette fenêtre vous permettra d’accéder à une liste de toutes les personnes qui portent ce nom dans mon arbre, comme la liste que nous avons vue plus haut.

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Pour finir, si vous revenez à nouveau sur la page d’accueil, vous avez la possibilité d’afficher une cartographie de tous mes (nos ?!) ancêtres dans la rubrique « Répartition géographique », et ça, je trouve que c’est une option vraiment sympa 🙂

Bonne navigation !

*Remarque : un accès « invité » permet de voir l’intégralité des données. Si vous êtes de ma famille, contactez-moi. Je vous enverrai une invitation 🙂

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Qu’est-ce qu’un « sosa » ?

Il n’y a pas si longtemps, je me suis posée la même question. Je crois qu’une petite explication s’impose à l’usage de mes visiteurs…

La numérotation dite « Sosa-Stradonitz » est une méthode de numérotation ascendante utilisée en généalogie. Son invention remonterait à 1590 (voir Wikipédia pour plus de détails).

Elle consiste à octroyer un numéro distinct à chaque individu d’un arbre généalogique. La personne souche de l’arbre porte le numéro 1, son père le 2, sa mère le 3, son grand-père paternel le 4, sa grand-mère paternelle le 5, son grand-père maternel le 6, sa grand-mère maternelle le 7, son arrière-grand-père paternel le 8, et ainsi de suite.

Hormis le n°1, souche de l’arbre, un homme porte donc toujours un numéro pair et une femme un numéro impair. Le numéro du père équivaut au double de celui de son enfant, et le numéro de la mère au double de celui de son enfant plus 1.

Par exemple, si René est mon « sosa » n°10, alors Zéphir, son père, est mon sosa n°20 (10 x 2) et Rose, sa mère, est mon sosa n°21 ((10 x 2) + 1). On peut aussi calculer que René est le père de mon sosa n°5 (10 / 2), qui est elle-même la mère de mon sosa n°2 ((5 – 1) / 2), c’est-à-dire de mon père.

De la même façon, si je sais, par exemple, que Marie Ursmarine Mévaux est mon sosa n°691, je peux calculer qu’elle est la mère de mon sosa n°345 ((691 – 1) /2), qui est elle-même la mère de mon sosa n°172 ((345 – 1) / 2), qui est le père de mon sosa n°86 (172 / 2), qui est le père de mon sosa n°43 (86 / 2), qui est la mère de mon sosa n°21 ((43 – 1) / 2), c’est-à-dire de Rose Hautier !

Marie Ursmarine est donc l’ancêtre de mon père, du côté maternel… Vous avez suivi ?!

Mes tous premiers pas en généalogie

Ou comment débuter son arbre quand on fait ses recherches à distance…

La toile regorge de conseils pour bien démarrer sa généalogie, mais quand on se trouve à quelques milliers de kilomètres, dans l’impossibilité d’aller consulter les archives sur place, ça change un peu la donne.

Une fois mon arbre créé et paramétré sur Geneanet, puis complété avec les données dont je disposais déjà, de mémoire ou dans mes fonds de tiroir, je me suis retrouvée face à une première difficulté : conformément à la loi belge, les actes de moins de 100 ans ne sont pas accessibles en ligne !

Et 100 ans, c’est beaucoup dire. En réalité, les registres disponibles s’arrêtent au tout début du XXème  siècle pour la plupart des communes – parfois dans les années  1910-1912, quand on a de la chance (ou alors, il y a un autre moyen de les consulter que je n’ai pas encore trouvé ?!).

Il ne sera donc pas possible (du moins, dans l’immédiat) de trouver les actes de naissance de mes grands-parents, nés tous les quatre dans les années 1920, ni les actes de mariage de leurs parents. Je vais devoir « sauter » ces générations inaccessibles pour le moment, et passer tout de suite aux générations suivantes (enfin, aux précédentes, chronologiquement parlant – vous m’avez comprise).

Première étape, donc :

Retrouver les actes de naissance de mes huit arrière-grands-parents

Par chance, sur les quatre couples recherchés, deux figuraient déjà dans la base de données de Geneanet, avec suffisamment d’éléments pour que je sois sûre que c’était bien les bonnes personnes. Pour ceux-là, il n’y avait plus qu’à aller consulter les actes dans les communes et aux dates indiquées. L’occasion pour moi de me familiariser avec la consultation des archives en ligne, les tables décennales, les mots néerlandais en rapport avec l’état civil (ce qui allait sans doute beaucoup me servir sachant que pratiquement la moitié de mon ascendance est flamande).

À ce stade, j’avais donc trouvé les actes de Dominique (Dominicus Jacobus) et de Sophie (Sophia), mes « sosa » n°8 et n°9 – que j’ai connus – nés respectivement à Aarschot, dans le Brabant flamand, et à Westerlo, dans la province d’Anvers ; et les actes de Célestin et Marthe, mes sosa n°12 et n°13, nés respectivement à Maransart et à Plancenoit, dans le Brabant wallon, et disparus bien avant ma naissance.

Jusque là, c’était facile.

Aucune difficulté non plus pour retrouver Louise, mon sosa n°15, puisque, grâce à un cousin éloigné de ma maman, je connaissais déjà les noms et prénoms de ses parents et le village d’origine de sa maman : Glabais. Louise n’y figurait pas dans le registre des naissances, en revanche, le mariage de ses parents y était bien inscrit. L’acte mentionnait que l’époux était domicilié à Vieux-Genappe, à quelques kilomètres de Glabais. Il y avait donc de fortes chances pour que le couple s’y soit installé après le mariage…

Et c’était le cas : « Louise Hélène…, fille de Henri, pâtissier (c’est vraiment dans tes gènes, alors ?!), et de Palmyre (quel joli prénom !)…, tailleuse (tiens donc !) », était bien née à Vieux-Genappe, de même que ses deux frères, Robert et Léon.

Par contre, André, celui qui allait devenir son mari et mon sosa n°14 restait totalement introuvable malgré mes explorations assidues. Il était pourtant censé être mon unique ascendant véritablement natif de Baulers, le « berceau », en quelque sorte, des générations plus récentes de ma famille. Mais j’avais beau parcourir les registres baulersois et y répertorier toutes les personnes portant le même patronyme, je n’y trouvais aucune trace d’André.

Pour René, mon sosa n°10, je n’avais pas de piste concrète, mais une vague idée…

En fait, c’est là qu’on réalise que sans savoir vraiment, on sait ! On se rend compte que pendant des années, on a stocké en mémoire tout un tas de minuscules informations qui, un jour, finissent par s’avérer précieuses. C’est une phrase anodine saisie au détour d’une conversation, un prénom entendu une fois et une seule, un souvenir imprécis – mais qui va pourtant nous apporter la clé.

Je me souvenais d’un nom que Papy avait mentionné une fois, en parlant de la famille de Mamy… Les « Wauthier », avait-il dit, « une grande famille de fermiers, du côté de Buzet… » Ce nom ne me disait rien du tout et n’avait aucun rapport avec ce que je savais à ce moment-là de ma famille, mais il me semblait important de le retenir…

Je me souvenais aussi de ce jour d’été…  C’était peut-être en 1982… Ou en 1983… On avait pris le train avec Mamy pour aller à Luttre… En sortant de la gare, on avait traversé un passage à niveau, puis un pont, je crois (avec un canal ?), et on avait remonté une rue jusqu’à cette maison… À qui avait-elle appartenu, déjà ? Mamy avait dit quelque chose comme « quand j’allais voir mon grand-père… », « quand j’allais voir mon parrain Zéphir… » Où ai-je été chercher ce nom ?  Je n’en ai pas la moindre idée ! Pourtant, il tourne dans ma tête, comme une évidence… Parrain Zéphir… Le passage à niveau… Luttre…

Il fallait vérifier.

Et il était bien là, mon sosa n°10, dans le registre de Luttre : « René…, fils de Zéphir (je ne l’avais donc pas inventé !) et de Rose – non pas ‘Wauthier’ mais Hautier – de Buzet ». Tout collait parfaitement. Y compris la fonction de « chef garde convoi » qui tout à coup m’apportait la solution à une énigme que je pensais ne jamais pouvoir résoudre : Zéphir était l’homme au képi de notre album mystère (un album photo retrouvé dans la maison de Maria et René, il y a quelques années).

Et puis, il y avait ce prénom aussi : Rose… Quelle surprise ! Mamy savait-elle qu’elle portait le prénom de sa grand-mère ?

Peu à peu les pièces du puzzle se mettaient en place et c’était totalement magique (Essayez, vous verrez) ! Mais il me manquait encore deux actes et je n’avais pas la moindre idée du lieu où les chercher.

Qu’est-ce qui m’a poussée, alors que j’étais dans le registre de Luttre, à aller vérifier à la lettre « D », juste au cas où ? Je n’en sais rien !

Contre toute attente, elle y était aussi : Maria, mon sosa n°11, à quelques pages de René, son futur époux ! Ça c’était vraiment de la chance !

L’acte comportait cependant une erreur assez importante concernant le prénom de la mère (que je connaissais), mais son nom m’était résolument familier (un nom qui sans aucun doute avait bien fait rire mes oncles : je les entendais se bidonner dans mes souvenirs) ! En recherchant les autres actes relatifs à ce couple, j’ai rapidement pu confirmer qu’il y avait effectivement une erreur dans l’acte et que le prénom de mon aïeule était bien Séraphine, comme je le savais déjà. « Maria Seraphina », plus exactement, née à Neerlinter, en Brabant flamand, et épouse d’Alexander, ouvrier de glacerie, né à  Kerkom, dans la même province.

Mon arbre s’étoffait donc de deux nouvelles branches…

Il ne manquait plus qu’André, qui était censé se trouver à Baulers, mais qui n’y était pas, ni dans aucun des villages alentour, ni à Nivelles non plus. Que faire ?

Il était forcément quelque part. Quelque part où il était susceptible de croiser Louise, quelques années plus tard. Or, on sait que Louise est née à Vieux-Genappe…

Et si… ? Après tout, j’ai bien trouvé Maria et René dans le même registre… Pourquoi pas Louise et André ?!

C’est comme ça qu’après l’avoir cherché un peu partout, j’ai fini par dénicher « André…, fils de Léon (tiens, ça me dit quelque chose), natif de Baulers, et de Stéphanie (bon sang, mais c’est bien sûr !)…, native de Vieux-Genappe ». Tout s’expliquait ! Le couple, dont j’avais déjà rencontré les noms en parcourant les registres de Baulers, avait eu un premier enfant, André, à Vieux-Genappe, village d’origine de Stéphanie, avant de s’installer définitivement à Baulers, village d’origine de Léon.

Mission accomplie :

Huit actes, seize nouvelles branches !

Et des tas de chouettes découvertes…

Vous ai-je dit que j’avais ADORÉ cette première étape ?!

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Remarque : par égard pour ceux de ma famille qui ont connu et aimé les personnes dont je parle ici, j’ai préféré ne pas citer leurs noms complets. Il me paraissait inconvenant de le faire dans un article de blog, pour une génération encore si proche de nous. Pour les curieux, les données complètes sont disponibles sur mon arbre.